|
|
Introduction
Cette nouvelle édition du Code de déontologie de l’EAGT est destinée aux
praticiens individuels ainsi qu’aux organisations membres.
Ce Code vise à protéger les clients, mais aussi les thérapeutes.
Lorsqu’il se produit un écart entre le Code de déontologie national et
celui-ci, le code national est prévalent.
Chaque membre de l’EAGT doit signer le Code ainsi que les procédures de
plaintes.
Le Comité d’éthique de l’EAGT peut servir d’instance d’appel en cas de litige
avec une association nationale.
Code d’Éthique
Principes généraux
1. Affirmation de l’égalité entre chaque individu ;
2. Respect de l’originalité et de la dignité de chacun ;
3. Acceptation des différences de race, origine, identité ou préférences
sexuelles, handicap, âge, religion, langue, statut socioéconomique et besoin de
spiritualité ;
4. Reconnaissance de l’importance de l’autonomie de l’individu dans le contexte
des relations interpersonnelles.
Code de Déontologie
1. Compétence
Le Gestalt-thérapeute n’entreprend que les tâches où il se sait compétent
et capable de mener à terme une intervention, dans l’intérêt du client.
En cours de thérapie, s’il découvre les limites de sa compétence, le
Gestalt-thérapeute adresse son client à un collègue ou établit une
collaboration avec un autre spécialiste.
Le Gestalt-thérapeute reprend une thérapie individuelle en cas de crise
personnelle, burn-out, ou difficultés à maintenir les frontières de l’intimité
ou de la séduction.
Le Gestalt-thérapeute est attentif au fait que tout passage à l’acte et toute
expression cathartique implique un temps de résolution et de dédramatisation.
Le Gestalt-thérapeute s’engage à une formation continue permanente dans son
propre champ et dans les domaines voisins.
Le Gestalt-thérapeute tient à jour un dossier confidentiel pour chaque client
conformément aux règles nationales. Ce dossier doit être intelligible par un
autre professionnel.
2. La relation client/thérapeute
La relation client/thérapeute est une relation professionnelle centrée sur
la protection du bien-être du client.
Le Gestalt-thérapeute est conscient de l’importance de la relation, de
l’influence et de la dépendance inhérents à la situation. Il s’abstient
d’exploiter le client financièrement, sexuellement, émotionnellement,
politiquement, idéologiquement, dans son propre intérêt ou dans l’intérêt de
toute autre personne ou institution.
Le contact physique pendant le processus thérapeutique est exclusivement
destiné au bien être du client. Le consentement du client est primordial.
Le Gestalt-thérapeute reconnaît qu’un autre type de relation parallèle :
employé, ami proche, parent, voisin ou partenaire est incompatible avec le
processus thérapeutique.
3. Confidentialité
Tous les échanges entre le thérapeute et le client sont considérés comme
confidentiels, sous réserve des dispositions légales.
Le Gestalt-thérapeute évite de fournir des informations identifiables dans
divers réseaux qui peuvent se chevaucher : supervision, etc.
Lorsque le Gestalt-thérapeute désire utiliser des informations concernant un
client à l’occasion d’une conférence ou publication, il doit obtenir la
permission du client et préserver l’anonymat (nom, lieu, éléments spécifiques),
afin que le client ne puisse être identifié.
Toute vidéo, photo ou enregistrement implique une permission écrite du client
ou de son représentant légal. Le Gestalt-thérapeute respecte le droit du client
à consulter son dossier.
Lorsque le client est mineur, le Gestalt-thérapeute respecte les obligations
légales d’information des services de protection des mineurs en cas d’abus ou
de mauvais traitements.
4. Contrat avec les clients
Tout contrat, écrit ou verbal, entre le thérapeute et son client constitue
un engagement.
Le Gestalt-thérapeute est clair et honnête en ce qui concerne sa compétence et
son expérience lors des négociations préliminaires avec son client.
Le contrat, qu’il soit écrit ou verbal, doit être explicite en ce qui concerne
le montant des honoraires, les délais de paiement, le lieu de la thérapie, les
interruptions ou annulations de séances par le client ou par le thérapeute.
Exemples d’interruptions : vacances, engagements professionnels, maladie,
etc. La durée de la thérapie, le transfert d’un client, la fin de la thérapie
sont discutés avec le client, et un accord mutuel est recherché.
Tout changement dans les conditions ci-dessus impliquerait une renégociation du
contrat.
5. Publicité
La publicité sera limitée à la description du service et à la qualification
du thérapeute. Elle n’incluera pas de témoignages, de comparaisons, et
n’évoquera en aucune manière l’efficacité supérieure du service proposé par
rapport à d’autres collègues, d’autres méthodes ou d’autres organismes.
6. Sécurité
Le Gestalt-thérapeute prend toute mesure nécessaire pour éviter tout
dommage physique ou psychologique lié à la session ou à l’environnement.
Le Gestalt-thérapeute s’assure que toute séance ne peut être entendue,
enregistrée ou observée par quiconque, sans l’accord préalable du client.
Le Gestalt-thérapeute ou l’institution est tenu de contracter une assurance
professionnelle.
7. Circonstances exceptionnelles
Il peut y avoir des circonstances où le Gestalt-thérapeute a besoin de
prendre des mesures pour protéger le client ou son environnement, lorsque le
client est incapable de contrôle. Dans ce cas, le client sera informé du
changement dans les règles de confidentialité.
Lorsque le Gestalt-thérapeute prend contact avec un client sujet à ce type de
circonstances exceptionnelles, il demandera au client de nommer une tierce
personne à qui il puisse se référer. La dérogation à la confidentialité sera
strictement limitée au nécessaire.
Le Gestalt-thérapeute protègera l’autonomie du client et la confidentialité
lorsque la thérapie fait partie d’un processus plus large : travail au
sein d’un hôpital, dans un organisme, travail avec des mineurs, etc. ou travail
d’équipe avec d’autres intervenants. Le Gestalt-thérapeute précisera les
caractéristiques du contrat dès le départ, avec son client et avec les autres
professionnels impliqués, et ne contactera un tiers qu’après accord du client.
8. Gestion du rôle social du thérapeute
Le Gestalt-thérapeute coopère avec tout travail de recherche dans son
domaine et communique ses propres recherches à la communauté thérapeutique.
Dans son propre travail de recherche, le Gestalt-thérapeute respecte ses
collègues et notamment tous les copyrights.
Le Gestalt-thérapeute répond de son travail par rapport à ses collègues ou
employés, respectant la confidentialité et l’autonomie du client.
Le Gestalt-thérapeute respecte la réglementation nationale en ce qui concerne
sa plaque, ses informations dans les journaux, dans les annuaires et sur
internet.
Le Gestalt-thérapeute ne retient pas l’information sur les autres possibilités
existantes chez d’autres collègues ou institutions.
Le Gestalt-thérapeute s’abstient de toute critique publique sur le travail
d’autres collègues, sur leurs modèles de références théoriques et sur leur
travail.
Le Gestalt-thérapeute n’accepte pas de travailler si un autre collègue est déjà
impliqué. En cas de doute, il prend contact avec le collègue, après accord du
client.
Le Gestalt-thérapeute ne peut accepter des bénéfices pour avoir adressé un
client à un autre collègue ou à une institution.
Si un Gestalt-thérapeute constate que le comportement d’un collègue risque de
nuire à la réputation de la profession, il est de son devoir d’interpeller
directement ce collègue ou son association.
Le Gestalt-thérapeute ne s’engage pas dans des activités officielles ou privées
qui pourraient nuire à sa réputation personnelle ou à celle de sa profession.
Formation à la psychothérapie.
Le but de la formation est d’informer les étudiants de tous les
développements, de manière objective et complète. Les opinions personnelles des
formateurs doivent être annoncées comme telles. On ne doit pas donner de
fausses informations sur la réglementation publique du titre de
“psychothérapeute”.
Les Écoles de formation à la Gestalt doivent vérifier les qualifications, les
attentes et les aptitudes des candidats, et leur fournir des informations
complètes.
Elles doivent garantir la compétence des formateurs et superviseurs et la
cohérence du programme. Elles prévoient des mises à jour régulières du
programme et de la méthodologie.
Les relations entre formateurs et élèves doivent être transparentes. Les
formateurs n’utilisent pas la relation à leur propre avantage. Ils sont
attentifs aux dimensions de dépendance, idéalisation et contrôle liées à cette
relation. Les écoles doivent prévoir des espaces de discussion où les problèmes
peuvent être évoqués et résolus.
Les Écoles de formation à la Gestalt doivent vérifier périodiquement le niveau
de chaque étudiant, à travers des structures transparentes.
Les principes réglementant la relation client/thérapeute et le rôle du
thérapeute dans la société s’appliquent aussi aux relations formateurs/élèves
(compétence, confidentialité, mode de relations, contrat, sécurité).
La thérapie didactique d’un étudiant sera protégée de toute turbulence créée
par une confusion de rôles. Le thérapeute-formateur s’abstiendra de toute
évaluation officielle.
Les instituts de formation s’assurent du niveau de leur personnel, sur le plan
didactique, clinique et scientifique et prévoient leur supervision et leur
formation permanente.
En cas de conflit éthique, le Gestalt-thérapeute peut s’adresser à son
superviseur, au Comité d’éthique de son institut ou de son association
professionnelle.
9. Relation avec d’anciens clients
Le Gestalt-thérapeute demeure pleinement responsable des relations avec ses
anciens clients et ses étudiants actuels.
10. Poursuites légales
Tout Gestalt-thérapeute membre de l’EAGT condamné par la Justice pour un délit
ou un crime ou poursuivi en Justice avec succès par un client doit en informer
le CA de l’EAGT
|